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Soleil Levant

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Interview de Fabrice : voyages au Japon

17 Novembre 2016 , Rédigé par Soleil Levant

Interview de Fabrice : voyages au Japon

Bonjour Fabrice, peux-tu te présenter ?
Je suis un Angevin passionné par la littérature et marié à une Japonaise. C’est ainsi que j’ai découvert le Japon. Je ne pensais pas qu’un jour, j’aurais la chance de visiter ce pays si lointain.
 

Kumamoto son château

Le château de Kumamoto

 
A quelle saison se passait ton séjour ? Tes impressions.
J’y vais plutôt l’été car c’est à cette période que j’ai des vacances. Ce n’est certainement pas le meilleur moment car il y fait très chaud, trop chaud.
J’ai eu l’occasion d’y aller en hiver, là c’est plutôt le contraire, il y fait très froid. Les maisons ne sont pas bien isolées et chez ma belle-mère il n’y a qu’un kotatsu (chauffage d’appoint en dessous de la table)

 

 

Kumamoto et son château

Kumamoto et son château

 
Quelle ville ou lieu as-tu apprécié ?
C’est difficile de faire un choix car il y a un plein de lieux que j’apprécie pour différentes raisons.
J’avais apprécié Nagasaki car c’est une ville à taille humaine près de la montagne, très agréable pour se balader.
J’aime plutôt la campagne, les petites villes. L’an dernier, j’avais voyagé seul et j’avais découvert Yanagawa ; cette petite ville m’avait enchanté et surtout cette ballade en barque dans les nombreux canaux. A Yanagawa, il y a un plat typique le « Unagi no Seiro mushi » ; Il s’agit d’anguille grillée à la sauce soja et d’œufs coupés finement sur un lit de riz, le tout cuit à la vapeur sur une grille de bambou. C’était délicieux !
Cette année, je suis allé à Miyajima pour voir le célèbre torii dans la mer. Nous y sommes restés deux nuits, nous avons bien fait car la ville est assez agréable à visiter. On peut se promener dans la montagne. C’est très touristique, mais cela vaut la peine d’y aller. Dans cette ville on y trouve de nombreux temples.

Le torii de Miyajima

Le Torii de Miyajima

 
Quel monument ou endroit as-tu voulu voir et quelle a été ta réaction quand tu l’as vu?
Comme j’avais lu le célèbre roman de Yukio Mishima « Le pavillon d’or» c’est ce temple que j’ai voulu voir lors de mon premier séjour. Lors de ce voyage je tenais un journal et voilà ce que j’y ai noté ce 2 septembre 2003 : « Enfin, je suis devant le Kinkaku ji, un moment tant attendu. Il est plus connu sous le nom de Pavillon d’or. Aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est vraiment de l’or. On ne peut qu’être émerveillé face à cette gracieuse structure qui semble flotter sur ces propres reflets. C’est un choc visuel ; un choc d’autant plus brutal que l’on découvre ce lieu comme si l’on tournait les pages d’un livre. C’est presque irréel ; j’ai l’impression de voir un tableau. Tout est si harmonieux avec le mont Kinugasa qui sert de toile de fond, les reflets brillants du temple et tous les différents éléments naturels qui s’organisent autour de l’étang. »
 

Le temple du Pavillon d'Or à Kyoto

Kinkaku-ji Le temple du pavillon d’or à Kyoto

Parles-tu japonais ?
Un peu, cela fait plus de quatre ans que j’étudie cette langue. J’arrive à comprendre le principal lors d’une conversation. C’est tout de même une langue difficile à apprendre si on la compare à l’anglais, à l’espagnol.
 
Donne-nous le mot japonais que tu aimes bien dire ?
Tadaima” : C’est une expression que l’on dit lorsqu’on arrive chez soi.
 
As-tu réussi à communiquer avec les Japonais ?
Oui, avec ma belle-famille, j’y suis obligé, c’est la seule langue qui me permet de communiquer avec eux. Je pense que lorsqu’on voyage c’est tout de même agréable de pouvoir communiquer. C’est tout de même assez fréquent lorsqu’on se déplace, lorsqu’on demande des renseignements… Dans le bus, une vieille dame m’a parlé directement en japonais, très naturellement, cela m’avait étonné. Dans le Kyushu, c’est peut-être plus facile de parler avec les Japonais, il me semble, de toute façon très peu de Japonais parlent anglais.
 
As-tu fait des rencontres intéressantes lors de ton voyage ?
La rencontre la plus étonnante est celle d’un professeur de français aux abords d’un parc à Kumamoto. Il nous avait entendu parler français, ce qui est assez rare dans cette ville très éloigné des lieux touristiques. Il s’intéressait au christianisme et c’est ainsi qu’il s’est mis à étudier le français chez les dominicains à Paris. Depuis plus de 10 ans, on le voit régulièrement lorsqu’on retourne au Japon ; il vient d’écrire un livre sur le catholicisme au Japon.
 

Japonaises dans la rue

Japonaises dans la rue

Quelle expérience a été la plus extraordinaire pendant ton séjour ?
J’ai dormi dans un temple bouddhiste, j’en ai gardé un très bon souvenir. Comme il était isolé nous étions seuls. Les repas étaient excellents et au réveil nous avons participé aux cérémonies religieuses. Je conseillerais plutôt ce moyen de séjourner au Japon.
 
As-tu déjà été dans une situation plutôt amusante par rapport aux Japonais ?
Je n’en ai pas vraiment mais j’ai une anecdote banale pour les japonais mais exceptionnel pour un français.
Lors d’une ballade à Dazaifu, à un moment, je me suis rendu compte que je n’avais plus mon appareil photo ; j’étais vraiment inquiet, surtout pour les photos que j’avais prises. Je me suis souvenu que j’avais dû le poser à côté de moi sur un banc dans la gare de Dazaifu. Je suis retourné à cette gare pour voir s’il s’y trouvait encore. Evidemment, il n’était plus là. Les personnes à côté de ce banc m’ont alors dit de me renseigner à la gare. Le chef de cette gare m’a alors dirigé vers le service des objets trouvés. J’ai dû décrire cet appareil photo et là le responsable des objets trouvés a sorti un appareil qui devait être le mien. J’ai rempli un dossier et pu le récupérer.
 
Et une situation délicate ?
Lors de mon premier voyage, dans un business hôtel, au petit déjeuner, je prenais mon temps pour choisir les nombreux plats du buffet. Je n’avais pas vu derrière moi un salaryman qui s’impatientait et qui s’est même énervé et a crié : « Dépêche-toi ». A cette époque je ne comprenais pas le japonais.
Au Japon on ne prend pas le temps de manger. Lors d’un repas avec ma belle-famille dans une crêperie, celle-ci s’était un peu énervée car elle n’était pas servie rapidement et avait interpellé la serveuse d’un ton très familier. Là aussi il y a une différence de culture. En France, on respecte plus les employés des restaurants.
 
Que penses-tu de la cuisine japonaise ?
La cuisine japonaise est vraiment extraordinaire ; elle est très variée ; cela me convient très bien car c’est une cuisine peu grasse. De plus, les restaurants sont peu chers par rapport à la France. Pour 10 euros on y mange très bien.

Restaurant dans la rue

Restaurant de rue

 
Ton plat préféré, sucré ou salé, que tu as découvert au Japon ?
J’aime les tempuras, de légumes particulièrement, c’est une friture croustillante de légumes.
A Dazaifu, j’avais apprécié la spécialité de cette ville : l’umegae mochi (un mochi grillé fourré à l’azuki)
 
As-tu visité un sanctuaire ou un temple, et quelles sont tes impressions ?
Comme je l’ai dit précédemment, un des premiers lieux que j’ai apprécié fut le Pavillon d’or. Je visite beaucoup les sanctuaires shintoïstes et temples bouddhistes. J’aime les lieux sacrés. J’ai eu l’occasion d’assister à un mariage dans un sanctuaire shintoïste ; c’était très beau. On sentait que chaque geste de cette cérémonie était important. Le chant, la musique qui accompagnait cette cérémonie était en parfaite harmonie. C’est ce qui caractérise le Japon.
 

Torii dans la montagne

Torii dans la montagne

Que penses-tu des matsuri ? As-tu participé à un de ces évènements ?
J’aime bien l’ambiance des matsuri avec ses stands où on peut manger pour pas cher. On y boit beaucoup aussi. Les gens sont très détendus et rigolent beaucoup.
 
As-tu essayé un ryokan ? Dormi dans un futon ? Utilisé un hôtel capsule ?
Oui, j’ai déjà essayé un ryokan. Lorsque je suis dans ma belle-famille, je dors dans un futon et ce fut le cas aussi dans ma famille d’accueil il y a 2 ans. Le futon est très utilisé dans les familles. A l’hôtel, les touristes étrangers dorment sans doute dans des lits types occidentaux, mais moi au Japon généralement je dors dans un futon. En fait, on y dort très bien et comme on les installe sur des tatamis, cela ne pose pas de problèmes. Je n’ai jamais utilisé un hôtel capsule.
 
As-tu essayé un onsen ? Qu’en penses-tu ?
Oui, j’ai évidemment essayé les onsen. Il faut bien respecter leur rituel : se laver énergiquement avant de plonger dans ce bain d’eau chaude.
 
Qu’est ce qui t’a le plus marqué, étonné dans les rues ?
On trouve à tous les coins de rue, des toilettes et elles sont très propres. On voit très peu d’enfants, cela confirme le déclin démographique de ce pays, c’est vraiment flagrant. Les japonais s’habillent tous de la même façon. Il n’y a pas une aussi grande diversité qu’en France ; surtout le matin, les salaryman portent tous le même costume.
Ce qui m’avait frappé, c’est le nombre d’employés dans les magasins, les stations-services par exemple (un employé vous sert l’essence, un autre vous nettoie votre pare-brise …)

Devantures de magasins dans une ville du Japon

Magasins dans une rue du Japon

 
Quelle habitude que les Japonais ont qui t’a le plus surpris ?
C’est le manque de contact, même dans les familles ils ne se touchent pas lorsqu’ils se retrouvent après plusieurs mois d’absence.
 
Durant ton séjour, quelle différence importante as-tu remarqué par rapport à la France ?
Les Japonais recherchent l’harmonie et nous les français sommes plutôt dans le conflit. Je crois que c’est cela qui me semble le plus important pour comprendre le Japon.
 
Des conseils pour les personnes qui voudraient faire un voyage au Japon ?
Acheter en France le Japon Rail Pass qui permet d’avoir un accès illimité aux lignes ferroviaires du Japon.
Il faut être plutôt discret, moi cela ne me gêne pas cela fait partie de mon caractère.
Ne pas hésiter à sortir des grandes villes, même si on se perd, les Japonais sont prêts à vous aider.

Le Torri de Miyajima dans l'eau de la baie

Miyajima le Torii dans la mer

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Culture du Japon

10 Octobre 2016 , Rédigé par Soleil Levant

Culture du Japon

Samedi 5 novembre de 14h à 18h30

Inscription ateliers 06 89 70 03 45 

Atelier haïkus  (en français)

Petits poèmes d'origine japonaise, dirigé par Patrick Gilet, spécialiste des haïkus

Atelier initiation langue japonaise

Les mots de base de la langue japonaise : salutations, excuses...

Origami

Pour les plus petits et pour les plus grands

Maison de quartier Angers centre - 12 rue Thiers

Ateliers à 14h - 15h30 - 17h

Culture du Japon
Culture du Japon
Culture du Japon
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Japan Games samedi 8 octobre

23 Septembre 2016 , Rédigé par Soleil Levant

Jeux vidéo et jeux de société

Quizz sur le Japon - Jeu de karuta

Bienvenue aux cosplayers

Samedi 8 octobre de 14h à 18h30

Maison de quartier Angers Centre 12 rue Thiers

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Deux Jours en Jeux

13 Septembre 2016 , Rédigé par Soleil Levant

Deux Jours en Jeux

samedi 24 septembre de 14h à 18h30

Centre ville Angers rues piétonnes

Rues des Poëliers, de la Roë et Saint Laud et  Places Romain, du Pilori et du Ralliement

L'association Soleil Levant proposera des jeux de société et des quizz sur le Japon

Deux jours en jeux

Deux jours en jeux

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Interview d'Alexandre passionné du Japon

9 Septembre 2016 , Rédigé par Soleil Levant

Interview d'Alexandre, passionné du Japon

Bonjour, peux-tu te présenter ?

Haijimemashite, Watashi wa Alexandre desu, san-ju yon sai desu, Angers kara kimashita, Lyon ni sundeimasu. Enchanté, Je m’appelle Alexandre, j’ai 34 ans, je suis originaire d’Angers et vis désormais à Lyon.

Interview d'Alexandre passionné du Japon
Comment as-tu découvert le Japon ?
Mon attirance pour le Japon et sa culture est très ancienne. Je ne sais pas vraiment ce qui m’a amené préférentiellement vers ce pays. Peut-être les jeux vidéo, même si ce ne fut pas déterminant.
 
Qu’est ce qui t’a fait choisir cette destination ?
En 2007, j’ai eu la possibilité et la chance de découvrir enfin ce pays lointain qui m’attirait tant. Et là, ce fut un choc. Se rendre au Japon une fois, c’est l’irrésistible envie d’y retourner un jour. Le rêve s’est donc concrétisé par deux fois, puisque j’y suis retourné deux ans et demi plus tard.
 
As-tu fait des rencontres intéressantes lors de ton voyage ?
Des rencontres intéressantes ? Oh, mais oui, par dizaines ! Je me souviens par exemple de cette visite des jardins d’Okayama sous la chaleur de l’été. A l’entrée du parc, nous avons rencontré deux japonaises qui étaient surprises qu’on vienne de si loin pour visiter les jardins de leur ville. Elles ont commencé par nous offrir des rafraichissements, puis nous avons finalement passé l’après-midi ensemble.
 
Je me souviens aussi de cette rencontre au sanctuaire du Kiyomizu-dera, où se dressent deux pierres d’amour distantes d’une quinzaine de mètres. Une superstition veut que celui qui réussit à atteindre la pierre en face de lui, les yeux fermés, et regagne son point de départ rencontre le grand amour. Alors que je m’y essayais, je me mis à dériver sur la gauche, et à entendre des cris « Migi ! », « Migi ! », ce qui signifie « à droite ! ». La croyance dit que lorsqu’on se fait aider sur ce petit parcours, il faudra aussi se faire aider pour une rencontre amoureuse ! Toujours est-il que nous avons ensuite visité le sanctuaire avec ces deux japonaises qui m’ont aidé à parcourir ce petit défi. Nous avons ensuite été boire l’eau de source miraculeuse ensemble, puis sommes redescendus par la ruelle marchande au pied du sanctuaire. Là, elles ont chacune acheté une hélice en bois, se sont amusées un petit peu chacune avec la leur, avant de nous les offrir !
 
Une dernière pour la route : Le soir de notre arrivée dans la charmante cité de Shimoda, nous avons diné dans une toute petite échoppe tenue par un couple de personnes âgées adorable. Nous étions les derniers clients de la journée, il est vrai que nous sommes arrivés un peu tard et que les restaurants ferment tôt au Japon. Nous avons commandé notre repas, et après avoir terminé, la femme qui faisait la cuisine devant nous a tenu à nous offrir ses spécialités maison. Inutile de dire que nous nous sommes régalés. Nous avons insisté pour payer ce surplus que nous n’avions pas commandé, mais elle a vigoureusement protesté. Après l’avoir grandement remerciée, nous avons pris congé, et nous apprêtions à rejoindre notre hôtel. Quelle ne fut pas notre surprise de découvrir à ce moment-là le papy dans sa fourgonnette qui nous attendait, moteur allumé, à la sortie du restaurant. Ce dernier nous a conduits à notre ryokan, la nuit étant tombée. Dire que les japonais ont le sens de l’hospitalité, c’est vraiment un euphémisme !
Interview d'Alexandre passionné du Japon
As-tu déjà été dans une situation délicate par rapport aux Japonais ?
Le plus embarrassant lorsqu’on voyage au Japon, c’est de ne pas maitriser la langue. En ville, on trouve des gens qui parlent assez bien l’anglais, mais dès qu’on se retire un petit peu plus à l’intérieur du pays, il faut alors communiquer autrement. Cela dit, ça reste malgré tout l’occasion de belles rencontres.
 
Deux exemples de situations un peu embarrassantes : Je cherchais depuis des années un CD de musique japonaise épuisé depuis de nombreuses années. A l’occasion d’un passage dans un grand magasin de musique dans Tokyo, s’étendant sur plusieurs étages, je finis par le découvrir au milieu des étals. Je me présente alors en caisse avec mon précieux bien. Le vendeur me demande si j’ai la carte du magasin. Je lui réponds bien entendu que non, je ne l’ai pas, mais ce n’est pas grave, je n’en ai pas besoin. Il me dit alors que sans la carte du magasin, je ne peux pas prendre le CD. Je sens alors que ça va être compliqué, il va me demander une adresse au Japon. Mais bon, allons-y, faisons la carte, puisque cela semble nécessaire pour acheter ce CD. On commence à remplir le formulaire, quand le vendeur m’annonce la durée maximale de la location. Location ? Mais je ne veux pas le louer, ce CD, je veux l’acheter ! « Ah, mais vous être à l’étage de la location ici ! L’étage des achats, c’est celui du dessous ». Bien entendu, mon CD n’était pas disponible à l’étage du dessous. J’ai tenté de négocier, mais c’était peine perdu. Ici, on n’achète pas, on loue. Je suis donc reparti, en laissant la pile de 5 CD que j’avais dans les bras….
 
Un autre exemple. Là, c’était à Imabari, sur l’ile de Kyushu. La ville abrite un superbe château, mais aussi un complexe portuaire et autoroutier impressionnant qui enjambe la mer intérieure de Seto. Sur le promontoire, je demande à de jeunes Japonaises qui se trouvent là si elles peuvent me prendre en photo avec mon frère. Elles comprennent que nous voulons nous prendre en photo avec elles, et ricanent de manière un peu gênées. J’ai beau leur expliquer que je veux juste qu’elles appuient sur le bouton pour moi, ce fut une tentative vouée à l’échec. La situation a été mal comprise dès le début, et dans ce cas-là, j’ai appris que cela ne servait à rien d’insister.
 

 Et une situation plutôt amusante ?

Là encore, ce ne sont pas les souvenirs qui manquent. Par exemple, je me souviens de cette balade sur le pont d’Iwakuni, à l’ouest d’Hiroshima. Le jour de notre visite, la ville était en fête, avec des figurants déguisés en samouraï notamment. Alors que je traversais le pont et faisait une photo, l’un de ces samouraïs s’est arrêté à côté de moi et a pris la pose pour se taper l’incruste sur la photo. Puis, il m’a prêté son fusil pour immortaliser l’instant, comme si nous étions revenu au temps du Japon féodal !

 

Quel monument as-tu voulu voir en premier et quelle a été ta réaction quand tu l’as vu ?
Il n’y a pas vraiment de monument que je voulais voir en premier. Mais disons par exemple que j’avais hâte de découvrir le château d’Himeji, fier et majestueux représentant de l’architecture féodale du Japon. Il dégage une impressionnant de grandeur et de splendeur qui mérite vraiment le détour. 
Himeji-jo

Himeji-jo

Que penses-tu des matsuri ? As-tu participé à un de ces évènements ?
Les matsuri sont un temps fort de l’été japonais, et font partie de la culture vivante du Japon. C’est un plaisir de déambuler dans les rues à cette période, de sa promener parmi les multiples stands qui proposent notamment à manger, mais aussi des animations type fête foraine version japonaise. Nous avons aussi assisté à la Sanno Matsuri de Takayama, une fabuleuse fête qui se déroule sur plusieurs jours, avec défilés de chars, spectacles de marionnettes, théâtre de rue, lâchers de lanternes, et autres animations diverses. Même si on ne comprend pas tout, l’ambiance qui règne dans la ville à ce moment-là est magique. Un moment à vivre au moins une fois lorsqu’on se rend au Japon.
 

Ton plat préféré sucré ou salé, que tu as découvert au Japon ?

La gastronomie japonaise fait vraiment partie du dépaysement du voyage. Non seulement elle est délicieuse, mais aussi toujours bien préparée. Difficile de retenir un seul plat mais disons l’Okonomiyaki, qu’on pourrait comparer aux pizzas des Italiens ou aux galettes des Bretons. Il s’agit d’une spécialité du Kansai. L’Okonomiyaki se compose d’une foule d’ingrédients qu’on mélange, qu’on ajoute et qu’on cuit successivement. Comme pour de nombreux plats japonais, il y a une base identique, et on le garnit avec ce que l’on veut. Ici, la base, c’est du chou chinois, avec un peu de farine, de soja et d’eau. Ensuite, on y ajoute les ingrédients de notre choix, tels que des crustacés (poulpe, calamar, crevettes, …), de la viande (porc notamment), du fromage, des légumes, ou encore des œufs. On fait cuire la préparation sur une plaque chauffante devant nous (ce sont des tables spéciales, où la plaque de cuisson est intégrée dans la table). On retourne une fois, on couvre, puis on ajoute l’élément essentiel, la sauce Okonomi, qui donne tout son bon gout à la préparation. L’avant-dernière étape consiste à napper la sorte de galette ainsi formée de mayonnaise en croisillons. Et enfin, on saupoudre le tout de katsuobushi, de très fines feuilles de bonite séchée qui frétillent avec la chaleur. Le mot Okonomiyaki se compose d’Okonomi qui signifie « Ce que vous voulez » et de Yaki qui signifie « grillé ». Je crois que cela résume assez bien l’esprit de ce plat.

okonomiyaki

okonomiyaki

Qu’est ce qui t’a le plus marqué, étonné dans les rues ?

On croise énormément de femmes habillées en kimono, tous plus jolis les uns que les autres. C’est vraiment agréable. Je citerais aussi la propreté, pas un sac poubelle, pas un mégot, pas un déchet qui traine. Et puis d’une manière plus générale, le sentiment de sécurité.
 
Quelle expérience a été la plus extraordinaire pendant ton séjour ?
Là encore, difficile d’en choisir une seule, mais je dirais faire le tour du lac Kawaguchi à vélo, au pied du mont Fuji, à 6 heures du matin.
 
Kawaguachiko

Kawaguachiko

As-tu as essayé un onsen ? Qu’en penses-tu ?
Oui, j’en ai essayé plusieurs, notamment ceux de Matsuyama, célèbres pour le roman Botchan écrit par le non moins célèbre Natsume Soseki, mais aussi pour avoir inspiré Hayao Miyazaki lorsqu’il a conçu le Voyage de Chihiro. Il s’agit d’un vaste complexe avec plusieurs bains, qui nous replonge dans le temps anciens du Japon. J’ai aussi essayé des onsens extérieurs, éclairés la nuit par quelques simples lanternes dans un décor de roche et de végétation féérique. Dans un cas comme dans l’autre, ce sont de purs moments de bonheur, de repos et de détente.
onsen

onsen

Durant ton séjour, quelle différence importante as-tu remarqué par rapport à la France ?
Oh, elles sont nombreuses. Je ne vais pas toutes les énumérer. Disons dans le désordre : la ponctualité des trains ; le respect des gens ; la propreté des rues ; les innombrables distributeurs de boissons disséminés partout dans le pays, y compris dans les campagnes les plus profondes ; les mascottes "kawai" pour tout et n’importe quoi ; la présentation des plats dans les vitrines des restaurants.
 
Des conseils pour les personnes qui voudraient faire un voyage au Japon ?
Se munir d’un JR Pass en France. Avec ce dernier, il est possible d’emprunter l’intégralité des trains, métro, ferrys, etc de la compagnie JR. Vous pourrez ainsi voyager dans l’ensemble du pays sans réservation ni achat de billet, et même monter à bord des fameux Shinkansen. Le JR Pass fonctionne aussi dans le métro de Tokyo. Le prix du pass est rentabilisé par un seul aller-retour entre Tokyo et Kyoto. C’est vraiment pratique et confortable. Et surtout, profitez-en bien
Shinkansen

Shinkansen

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